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L’étymologie du mot Picardie n'est ni géographique, ni historique. Le mot apparaît en 1248, dérivée du mot « picard » c’est-à-dire « piocheur ». Les Parisiens appelaient « piocheurs » tous les agriculteurs vivant au nord des zones forestières du Senlisis et du Valois (où les paysans étaient bûcherons), et dans le Nord on appelait « Picards » tous ceux qui ne parlaient pas le flamand : Arras, Boulogne, Calais, Tournai étaient des villes « picardes » ; leurs étudiants formaient à Paris et à Orléans la « Nation Picarde ».



Immobilier Grivesnes

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Grivesnes (FRANCE)

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Un peu plus sur Grivesnes

Grivesnes est une commune française, située dans le département de la Somme et la région Picardie.

Grivesnes se trouve au Sud-Est d'Amiens, sur la route départementale D26, à mi-chemin entre Ailly-sur-Noye et Montdidier.

Les exactions de la Jacquerie, née précisément dans le village voisin de Villers-Tournelle, n'ont sans doute pas dû épargner le château fortifié, alors existant (mais les titres et les sources manquent).

Le manoir seigneurial du XVe siècle fut détruit par les troupes bourguignonnes lors de leur retraite vers Montdidier qui, venues de Beauvais qu'elles n'avaient pu investir (épisode de Jeanne Lainé dite « Jeanne Hachette »), avaient ravagé toute la partie du Beauvaisis comprise entre la cité des Bellovaques et Breteuil, avant d'incendier et de mettre à sac le Santerre.

Louis de Goussencourt (fils aîné de Robert, mentionné ci-après) fit ériger le corps de logis principal du château, entre 1611 (date de son mariage avec Catherine Le Sellier, fille de Jean, payeur de la Gendarmerie de France) et 1640, date de son décès.

Après les destructions de 1636, un couple du village, François Matoret et sa femme Françoise Louchet (ou Trochet, les actes authentiques mentionnent indifféremment les deux noms) émigrent et feront souche à Québec, de même que deux membres de familles seigneuriales de la région (dont Catherine de Belleau, voir ci-dessous).

Agrandi au XVIIIe, le château appartenait à la fin de l'Ancien Régime à Louis de Goussencourt, comte de Grivesnes, qui ne put s'opposer à la confiscation du domaine décrétée en raison du départ pour l'émigration de son fils Louis-Henri (1766-1849). Il obtint cependant la levée des scellés en l'An II et, lors des adjudications de 1793 et 1794, le château fut vendu comme bien national. Un habitant de Grivesnes, Roch Théry, dont les aïeux (venus de l'Arrageois) résidaient depuis plus de deux siècles dans la paroisse, racheta une partie des terres ainsi que le moulin, biens qu'il rétrocéda ensuite à ses propriétaires. Le domaine a été vendu, en 1899, par le vicomte Urbain Dominique de Beaurepaire de Louvagny à un notaire amiénois du nom de Lenain.

Durant la Première Guerre Mondiale, les archives communales furent détruites, le village fut ravagé, ce qui entraînera des morcellements de propriétés et des reconstructions. En avril et mai 1918, le château, entouré alors d'un parc de 19 ha, comprenant une distillerie d'alcool industriel et une ferme attenante de 132 ha, fut le théâtre d'une bataille acharnée, allant jusqu'au corps à corps à la baïonnette, et subit un déluge d'obus qui l'endommagea aux deux tiers. De nombreux soldats tués lors de la bataille furent enterrés sans cérémonie, à la hâte, dans le parc réduit actuellement à 4 ha, dans lequel on pourrait sans doute encore trouver de nombreux obus, grenades, balles et éclats divers. Le tiers subsistant de l'édifice vit plusieurs propriétaires se succéder, parfois rapidement. Depuis, resté longtemps en vente, il est à nouveau habité et en cours de réhabilitation.

Avant d'entrer, par achat, dans le giron de la famille de Goussencourt, la seigneurie de Grivesnes avait été tenue par Jean de Robbes, « comte d'Anappes, baron de Billy », et encore auparavant (en 1424) par Guillaume de Villers, dont une descendante, Catherine de Villers possédait encore Le Plessier-Raulevé en 1529.

La seigneurie fut ensuite possédée par la maison de Charlet de Saint-Aignan, originaire du Ponthieu : Simon de Charlet, Gédéon de Charlet, son frère, et le fils de ce dernier, Charles.

La seigneurie de Grivesnes, mouvante de celle d'Aubvillers (limitrophe) était tenue du marquisat de Nesle. Elle se subdivisait en plusieurs seigneuries et arrière-fiefs : celle de Grivesnes proprement dite et celles de Saint-Aignan, du Plessier-Raulevé, de Pommeroy (possédée par la maison de Belleau) et de la Folie-Guérard (qui appartint aux maisons de Caboche, de Bussy et de Boufflers).

Son frère Simon, écuyer, épousa le 12 juillet 1599, la veuve d'Antoine de Brisse (écuyer, en son vivant sgr d'Echinghen-en-Boulonnais), Suzanne de Gouy, dame de Château-Thomas, de la Tour et du Moulin (là même où Edouard d'Angleterre se tenait pour observer la disposition et la marche de l'armée française lors de la célèbre défaite), trois fiefs situés à Crécy-en-Ponthieu. Elle est fille de Jacques de Gouy, chevalier, sgr de Château-Thomas et de Cornehotte (ce dernier fief situé sur le territoire de Brailly, en Ponthieu), capitaine d'une compagnie de gens de pieds, allié à Marguerite de La Chaussée, et dont la sépulture se trouve dans l'église de Crécy.

Le dernier Charlet qui ait été sgr de Saint-Aignan sera Charles de Charlet de Saint-Aignan, sgr aussi de Châteaufort, Marestmontiers et Marquivillers (successivement gouverneur de Piombino, maître de camp d'un régiment d'infanterie, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi et, enfin, maréchal de camp (général)), qui épousera Marguerite de Damiette, dont il n'aura que des filles, alliées respectivement à :

1) Jacques d'Ailly, chevalier, marquis d'Annebaut, comte de Montfort et de Pont-Audemer (le 26 juin 1672),

2) N. Le Comte, sgr de Clary, en Picardie,

3) N. Lestendart de Roncherolles,

4) N. de Bresdoul d'Authie.

Pierre-Louis d'Ailly (fils de Jacques et de Marie-Thérèse de Charlet de Saint-Aignan, portera, à la mort de son beau-père, le titre de comte de Saint-Aignan.

Le château passa donc tardivement, et par mariage, d'abord dans les mains de la famille de la Myre-Mory puis dans celles de la famille de Beaurepaire de Louvagny. La maison Myre-Mory, de noblesse d'extraction, maintenue noble le 30 juillet 1668, Honneurs de la Cour (montée dans les Carosses du Roi, à Versailles) en 1758, 1764, 1782, 1786 et 1789), établie en Guyenne et dans le Languedoc puis, enfin, en Picardie, porte écartelé « aux 1 et 4 d'azur à 3 aigles d'or au vol abaissé diadémées, becquées et membrées de gueules posées deux et un du chef affrontées, aux 2 et 3 d'or à la bande de gueules supportant 3 merlettes de sable accostées de 2 tourteaux d'azur l'un en chef l'autre en ponte; sur le tout, d'or une fasce d'azur chargée de 3 étoiles d'or ». Angélique de Goussencourt, en épousant en 1801 Antoine de La Myre (1773-1851), fils cadet de l'ancien sgr de Davenescourt, transmit donc Grivesnes à une famille nouvelle venue.

L'origine de la famille de Baurepaire (dont le patronyme originel est Gauthier), est plus récente que les précédentes puisqu'elle n'est connue que depuis le début de la Renaissance. Elle fait partie de ces familles issues du négoce qui, pourvues d'offices achetés à prix d'or, accédèrent à la noblesse de robe puis se substituèrent alors en masse, et de la volonté des souverains soucieux de reconstituer leur noblesse combattante, aux vieilles races chevaleresques décimées sinon totalement anéanties dans les combats de la Guerre de Cent Ans (Azincourt avait vu ainsi, et contrairement aux lois de la guerre où les chevaliers rachetaient leur liberté, la mort de mille deux cents d'entre eux égorgés délibérément par les couteliers godrons). Elle est connue depuis le milieu du XVe siècle : anoblie en 1453 (l'année de la mort de Louis XI et de la prise de Constantinople), confirmée le 28 juillet 1553, autorisée par lettres patentes de Charles IX en date du 25 janvier 1561 à substituer à son nom et à ses armes celui de Beaurepaire, maintenue noble le 23 juin 1667, achat de la terre de Louvagny le 14 novembre 1595, érigée en fief de haubert en mai 1561). Elle fit souche dans le Calvados, acquit donc le fief de Louvagny et y fit construire un château (qui existe toujours) dans le premier quart du XVIIIe siècle, puis l'église paroissiale Saint-Protais en 1651, classée monument historique. Une partie de la famille émigra en Picardie au XIXe siècle et résida pendant presque un siècle dans la région de Grivesnes, de 1840 à 1920. C'est en 1856 que le vicomte Raoul Ludovic Reine de Beaurepaire de Louvagny, né le 6 février 1828 à Paris, enseigne de vaisseau dans « La Royale », hérita de sa grand-mère de la Myre du château de Grivesnes. Il quitta alors la marine et s'y installa avec son épouse Eugénie, née de la Myre-Mory. Il fut maire de Grivesnes de 1897 à 1899.

La commune de Grivesnes est l'une des rares, dans le pourtour de Montdidier, qui puisse s'enorgueillir de deux bâtiments anciens subsistant encore, malgré l'effroyable bataille qui se déroula sur son territoire pendant la Grande Guerre.

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Grivesnes et ses 3 hameaux (Le Plessier, Ainval, Septoutre).

Origine du texte "un peu plus sur Grivesnes" :Wikipédia
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