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Mers-les-Bains est une commune française, située dans le département de la Somme et la région Picardie. Les habitants de Mers sont appelés les Mersois, et le s se prononce à la fin de Mers (/m''s/).
Mers-les-Bains se trouve sur le littoral picard et se distingue particulièrement par un secteur sauvegardé de villas anciennes issues de la mode des bains de mer apparue en France dans les années 1860. Le front de mer, classé en secteur sauvegardé depuis 1986 grâce au travail de deux urbanistes, est en effet constitué de villas caractéristiques de l'architecture balnéaire avec de nombreuses influences (anglaise, flamande, art nouveau...). Les villas sont séparées de la plage par une esplanade qui accueille chaque jour, le week-end et en été, de très nombreux promeneurs. Les rues adjacentes au front de mer et une bonne partie du centre-ville sont également classés en secteur sauvegardé.[1]
Mers-les-Bains est une ville de la Somme située sur le littoral de la Manche, à proximité de l'embouchure de la Bresle, c'est-à-dire juste à la limite entre la Picardie et la Normandie. Cette station balnéaire possède une plage de galets (et de sable à marée basse) d'environ un kilomètre de long ainsi que de hautes falaises de craie. Du haut de ces dernières, près de la statue de Notre-Dame, se dégage un vaste panorama (accessible à pied en passant devant l'église ou en voiture par le plateau en suivant le direction de Blengues) d'où il est possible de voir la mer, la ville voisine du Tréport, son port de plaisance et de commerce, la ville d'Eu avec notamment son château et sa collégiale, puis au nord d'apercevoir Ault et le hâble éponyme, en direction de la Baie de Somme. Par temps clair, la côte picarde se dévoile à l'horizon jusqu'au Marquenterre. Tout près de Mers se trouve le Bois de Cise, rattaché à la commune de Ault, superbe petit bois résidentiel qui donne sur la mer.
Avec Eu et Le Tréport, Mers fait partie intégrante d'une entité géographique dite des Trois villes s'urs, d'ailleurs distantes les unes des autres de 3 km environ.
Mers appartient également à la Communauté de communes de Gros-Jacques, dont le siège est à Eu.
Jadis petit village de pêcheurs de quelques âmes, la station balnéaire a connu un essor fulgurant dès 1860, notamment avec l'explosion de la mode des bains de mer. Grâce à la ligne de chemin de fer Paris-Le Tréport (Compagnie des chemins de fer du Nord), des familles entières de Parisiens aisés découvrent les bienfaits des bains de mer et de l'air iodé.
Mers étant à trois heures de train de la capitale, des privilégiés fortunés s'offrent alors des week-ends et séjours rapides. Un établissement de bains et un casino, qui d'ailleurs n'en finissait pas de changer d'emplacement, ont suivi d'emblée cet engouement pour la plage picarde; un attrait réel dont les élus locaux prennent vite conscience. Ceux-ci décident alors de lotir Mers, qui offre un potentiel immobilier immense avec de larges terrains à construire.
Séduits, les riches propriétaires font alors édifier la plupart des villas actuelles du front de mer, rues adjacentes et centre-ville. Concernant le front de mer et les rues adjacentes, c'est le principe d'une architecture balnéaire toute de verticalité qui est retenu afin de satisfaire tout le monde, avec des villas aux façades peu larges mais très hautes avec balcons ouvragés et bow-windows décorés de nombreuses fantaisies architecturales et bénéficiant d'une vue sur la mer.
En centre-ville, c'est plutôt la maison bourgeoise avec balcons en ferronneries qui prédomine. De nombreux hôtels comme le fameux Hôtel des bains et pensions de familles voient le jour, la station balnéaire est lançée; depuis la commune s'adapte en permanence à l'évolution du tourisme et vante la beauté et la qualité de son architecture balnéaire. Mers vécut également l'époque des premiers congés payés de 1936 en accueillant sur sa plage de premières familles d'ouvriers et de vacanciers venu par le train de la gare Le Tréport-Mers.
L'histoire mersoise n'est pas très ancienne. Quelques familles seigneuriales de lieux-dits connus (Les Mython seigneurs de Froideville - dont il demeure une superbe pierre taillée de leurs armoiries qui orne l'un des bureaux de la mairie -, Les Lucas seigneurs de Romeval (aujourd'hui Rompval, soit une contraction de Val rompu : valleuse de craie sur la Manche), les Lattaignant seigneurs de Blengues et les Torcy seigneurs de Mers) sont mentionnées dans les archives. Des éléments de leurs blasons, parvenus jusqu'à nous, composent l'actuel blason officiel de la ville de Mers adopté en décembre 1962, repris depuis sur le journal municipal, les courriers ou encore les véhicules.
Elaboré à l'époque par l'élu Jack Lebeuf sur la base des armes de trois des familles seigneuriales les plus anciennes connues sur le territoire de Mers, les Mython, les Torcy et les Lattaignant, le blason se lit ainsi : Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à la bande d'or, au 2 d'azur aux trois coqs d'or, au 3 d'azur à la fasce d'or, accompagnée en chef de deux roses d'argent et en pointe, d'un croissant du même. En 2001, un élu a proposé qu'il y soit ajouté une devise latine, in litore floréo, que l'on peut traduire par sur le rivage je m'épanouis ou encore fleur du littoral.
Les principales curiosités de la ville sont le front de mer, les rues adjacentes et le centre-ville qui composent le secteur sauvegardé et classé des villas anciennes.
Il est également possible de découvrir :
Bientôt, il sera possible d'admirer un nouveau monument, érigé sur la place de Mers, composé d'un piédestal et d'un buste dédié au brillant médecin et chirurgien de marine Pierre Lefort (1767-1843)[2], natif de la commune et enterré à Amiens. Un monument semblable existait déjà, mais il fut détruit et fondu pendant l'occupation afin de récupérer le bronze. Par la réédification de son buste finançé sur souscription publique, la ville de Mers remettra donc à l'honneur cet enfant du pays qui sauva, à Plymouth et en tant qu'inspecteur des prisonniers français en Angleterre (du temps de Napoléon Ier et après la bataille de Trafalgar), près de mille jeunes de 10 à 16 ans de la misère morale et intellectuelle.
Rue Jules Barni se trouve la maison natale de l'écrivain Eugène Dabit (Hôtel du Nord), signalée sur la façade par une plaque commémorative. Les élus locaux ont baptisé une petite place à son nom sur l'esplanade, non loin du pied de falaise.
Le peintre Antoine Vollon (Lyon 1833 - Paris 1900) et son fils Alexis (1865-1940) ont séjourné longtemps rue André Dumont, le père de 1863 jusqu'en 1882. Reconnu pour son talent, notamment en Natures Mortes, Antoine Vollon a aussi donné son nom à une rue du 12ème arrondissement de Paris qui est toujours baptisée ainsi, et à Mers, c'est un lotissement qui a été baptisé de son nom.
Le célèbre romancier et visionnaire Jules Verne venait également à Mers se reposer en famille, amarrant son voilier au Tréport. Il existe une fort belle photo d'une de ses visites en pied de falaise.
Victor Hugo séjournera également régulièrement à Mers et à Le Tréport tout proche en 1835 et 1837. Dans ses lettres à Adèle il contera sa découverte du hameau qui fait face au Tréport, où il se rendra souvent.
Isabelle d'Orléans et Bragance, comtesse de Paris, possédait un pavillon à Eu, à trois km de Mers. Cette proximité fera qu'elle sera rencontrée de temps en temps sur l'esplanade, surtout dans les années 1980 - 1990.
Le médecin et chirurgien de marine Pierre Lefort, né à Mers en 1767 et mort à Amiens en 1843. Il participa à la bataille de Trafalgar et s'attacha à produire des mémoires sur la non-contagion de la fièvre jaune. Un hommage lui sera rendu par la commune en 2007 avec l'édification d'un nouveau buste en bronze.
L'artiste et sculpteur disparue Marie-Josèphe Cotelle-Clère a aussi laissé, à Mers, quelques 'uvres et organisait dans la station balnéaire des éditions estivales du Salon de l'École Française.
Le peintre Jules Noël consacra également quelques toiles à Mers, dont une fameuse Arrivée de la diligence pour le Tréport que l'on voit emprunter le plateau, puis la descente dans Mers.
L'acteur du cinéma muet des années vingt Fernand Fabre partagera sa retraite entre Mers et Paris. Homme de théâtre avant tout, il côtoiera toutes les stars de l'époque, de Raimu à Elvire Popesco en passant par Harry Baur ou encore Sacha et Lucien Guitry. Son premier rôle au cinéma sera celui du Dr Knock que reprendra ensuite Louis Jouvet.
Gustave Eiffel séjournera quelques temps à Mers-les-Bains. Le génial architecte en profitera pour signer de nombreux balcons ouvragés de villas sur l'esplanade. On prétend localement qu'il existe une villa Eiffel que l'architecte aurait entièrement conçue ou décorée, il semble que ce fait n'ait jamais pu être vérifié.
François Coppée, surnommé le poète des humbles, résidera plusieurs fois à Mers, jusqu'en 1908 et à la villa la violette. François Coppée était très lié à Verlaine et José Maria de Hérédia, il écrira aussi plusieurs comédies.
Le mersois Augustin Chantrel sera membre de l'équipe de France de football et participera à la première coupe du monde de football à Montévidéo en 1938. Il sera sélectionné quinze fois en équipe nationale.
Actuellement, le comédien et chansonnier parisien Bernard Lavalette est régulièrement rencontré sur l'esplanade lors de ses multiples séjours et week-ends avec son épouse Jeanne de Fleury-Lavalette. Ils y habitent une fort jolie villa classée.
Mers possède un centre culturel au c'ur de la ville: le centre Jacques Prévert. Au rez-de-chaussée de celui-ci se trouve les locaux de l'Association de promotion de l'art contemporain Traverse, dont les expositions mensuelles de sculpture et de peinture valorisent la culture locale et des environs et renforcent l'image de la station. Au premier étage, la municipalité a également ouvert une bibliothèque spacieuse et aérée, qui organise régulièrement des activités, et tous les ans, en août, un salon des éditeurs picards. La bibliothèque propose également un cybersite.
En juillet, Mers renoue avec son passé sur le thème des bains de mer 1900 en organisant une grande fête des baigneurs. Durant deux jours, mersois, résidants secondaires et touristes évoquent le passé en se costumant à l'ancienne. Des tacots et des calèches défilent dans la station et des animations originales sont proposées. La 4ème fête organisée en 2006 a été un succès complet confirmant, si besoin était, l'intérêt des gens pour ce type d'évocation populaire, culturelle et festive du passé de la station.
Mers propose également chaque été un festival des arts de la rue qui fait la part belle à ce type d'expression aussi riche que variée. Les prestations des comédiens sont toujours saluées par un très important public.
Des animations sont aussi dédiées à la musique celtique lors de la fête de la Saint-Patrick.
L'importante verrerie du groupe Saint-Gobain, considéré comme le leader mondial du flaconnage de luxe pour la parfumerie, constitue sa principale activité industrielle[3].
Mers mise surtout de plus en plus sur son image de station balnéaire[4], (elle a obtenu le pavillon bleu d'Europe en 2006) et lance des pistes de réflexion pour optimiser son tourisme balnéaire mais aussi culturel (secteur sauvegardé classé de villas anciennes de différentes inspirations notamment art nouveau). Des résidences de tourisme vont d'ailleurs être construites, deux projets ont été lançés en début 2006.
Mers réfléchit également à son avenir et à son développement urbain, commercial et touristique notamment avec l'aide de cabinets d'études Européens.
Quelques clichés à parcourir...
La plage de Mers à marée basse avec le sable qui se découvre
La plage de Mers à marée haute
Un balcon ouvragé et une petite loggia pour voir la mer
Le port normand du Tréport est tout proche de Mers
La plage accueille plus de 300 cabines de plage chaque été
Les gens prennent plaisir à flâner sur l'esplanade le soir
Le visiteur peut découvrir une riche faune littorale en se promenant le long de la plage et sur les falaises:
Si Mers-les-Bains est effectivement une ravissante station balnéaire sur la côte picarde, elle n'en subit pas moins les assauts répétés de la mer, surtout l'hiver et lors des plus fortes tempêtes. De tous temps, Mers a subi des dégâts importants avec des toitures arrachées, des inondations régulières de son centre-ville et de ses habitations, notamment le quartier dit du dépôt SNCF.
En 1977, il a même fallu recourir à l'intervention de l'armée afin de tenter de contenir la mer par la mise en place de murs composés de sacs de sable entre Mers et le Tréport. La même année, on déplorait le décès par noyade d'une dame âgée qui dormait au rez-de-chaussée de son domicile.
Afin de remédier à tout cela, Mers a initié un immense chantier de défense contre la mer, dont on parlait localement depuis toujours. Les deux premières tranches, à savoir la pose d'un immense talus amortisseur de roches afin de briser les éléments côté Tréport, et la réalisation ou réparation des épis de la plage constituant autant de casiers de galets protecteurs, a coûté environ 13 M'.
Par le biais du syndicat de défense contre la mer Mers-Le Tréport, Mers vient d'engager la dernière phase de son vaste chantier, celle qui prévoit la protection de son pied de falaise. Contrairement à la ville du Tréport toute proche, les falaises de Mers sont toujours vives, c'est-à-dire que la mer frappe toujours leur pied. Sont prévus des enrochements venus du Boulonnais (Boulogne-sur-Mer) et amenés par des barges (clapage maritime) et des créations ou réparations d'épis.
De nouveaux apports de galets sont aussi prévus en septembre 2007. L'objectif est bien sûr de retarder le plus possible l'érosion de la falaise (il y a des accès et des habitations sur celle-ci et à moins de 100 mètres du bord) ; mais aussi de palier tout risque d'inondation des premières rues et maisons mersoises proches du pied de falaise.
Les dégâts et la première phase des travaux
Coup de vent en 1990 : Bien en retrait les mersois assistent au spectacle de la mer déchaînée.
De nouveau en 1990 face à la gare SNCF du Tréport, quand il est encore possible de rester si près de la mer.
L'immense talus amortisseur de roches mis en place en 2004 du côté du Tréport afin de ne pas inonder Mers est censé enrayer 80 % des franchissements d'eau de mer.
L'ensemble du perré protégeant Mers offre plus d'un km de nouveaux ouvrages avec épis.
En novembre 2006, des alpinistes spécialistes des sites sensibles sécurisent la falaise avant le début des derniers travaux. Des blocs instables sont retirés, des grillages posés.
Les derniers travaux consistent à protéger le pied de falaise. Des tétrapodes pré-existants vont être recouverts de roches, des épis seront créés.
La seconde phase : l'arrivée des roches pour la protection en décembre 2006
Le samedi 9 décembre 2006, la toute première barge chargée de roches s'approche du pied de falaise. Les habitants n'avaient jamais vu un tel bateau à cet endroit de la plage et ils sont des centaines à assister aux opérations.
Les deux barges sont ravitaillées au large par un cargo Finlandais. Spécialisées dans le clapage maritime, elles sont dotées d'immenses bennes sur vérins hydrauliques.
Inclinées, les bennes laissent tomber les roches qui s'amoncellent, elles formeront bientôt un nouveau talus amortisseur de houle placé contre l'épi qui supporte l'estacade.
Une vue des premières couches de roches à marée basse.
Origine du texte "un peu plus sur Mers-les-Bains" :Wikipédia
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